Micro climat: Episode #2 – Le Dauphiné Libéré

Avr 21, 2021 | Vidéos |

Comment les médias de la région Auvergne Rhône-Alpes s’emparent-ils de la question du climat? Les étudiant.es de l’Ecole de journalisme de Grenoble ont rencontré des journalistes de ces rédactions, pour cerner comment ces derniers traitent de cet enjeu environnemental, social et politique. Dans ce nouveau numéro, nous avons échangé avec Frédéric Aïli, rédacteur en chef adjoint du Dauphiné Libéré.

Le réchauffement climatique a considérablement bouleversé l’écosystème de l’agglomération grenobloise, générant des dérèglements visibles dans l’espace public. « Il suffit de lever les yeux pour le voir », déclare Frédéric Aïli, rédacteur en chef adjoint du Dauphiné Libéré. Créé en 1945 et détenu depuis 2006 par le groupe EBRA, également propriétaire du Progrès et de l’Est Républicain, le journal est tiré à 18.5000 exemplaires quotidiens. Les 280 journalistes du Dauphiné Libéré sont présents dans l’ensemble de l’ancienne région Rhône-Alpes, à l’exception de Lyon. Entre la fonte des glaces et la pollution qui surplombe la ville de Grenoble, la question climatique, devenue centrale dans le débat public local, s’est également invitée au sein de la rédaction du quotidien régional de référence. 

« On ne changera pas le monde, mais on accompagnera le changement » 

 « L’écologie est partout », observe Frédéric Aïli : « On en parle tous les jours, il y a plein de sujets aujourd’hui qui peuvent être traités par le prisme de l’écologie ». L’intérêt du public pour les questions environnementales s’est considérablement accru ces dernières années, au point d’investir largement les colonnes du Dauphiné Libéré. Parmi les dernières initiatives éditoriales du titre, on note la création de la rubrique « Ici on agit ! », faisant la part belle aux actions positives et locales pour la préservation de la planète, déclinée ensuite en supplément mensuel. Afin de répondre aux interrogations de ses lecteurs sur les questions écologiques, le quotidien régional ne cantonne pas le sujet à une rubrique ni à un format, mais exploite au contraire un large éventail de genres journalistiques : tribunes, interviews, reportages, en donnant la parole à des acteurs locaux. « Sur un sujet sensible comme l’écologie, on fait intervenir des scientifiques, des militants, mais également des citoyens. L’idée est de comprendre comment, dans notre quotidien, on peut avoir une démarche plus environnementale. » 

L’objectif, vis-à-vis des lecteurs, n’est jamais de se poser en donneur de leçon, mais bien de prendre en compte les sensibilités et les cadres de vie de chacun. « On doit faire attention au discours qu’on tient, on n’est pas dans une écologie punitive, ça dénaturerait totalement notre parole ». Pour Frédéric Aïli et le Dauphiné Libéré, la presse ne changera pas le monde. En revanche, elle a le pouvoir « d’accompagner le changement ».

 

Joe Saccal

David Weichert

Pierre-Antoine Valade