{"id":3514,"date":"2019-04-12T12:00:22","date_gmt":"2019-04-12T10:00:22","guid":{"rendered":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/?p=3514"},"modified":"2022-04-15T16:43:57","modified_gmt":"2022-04-15T14:43:57","slug":"photojournalisme-de-guerre-du-terrain-aux-reseaux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/2019\/04\/12\/photojournalisme-de-guerre-du-terrain-aux-reseaux\/","title":{"rendered":"Photojournalisme de guerre : du terrain aux r\u00e9seaux"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_title _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; title=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb meta=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb author=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb date=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb categories=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb comments=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb featured_image=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb featured_placement=\u00a0\u00bbbelow\u00a0\u00bb text_color=\u00a0\u00bbdark\u00a0\u00bb text_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb title_font=\u00a0\u00bb||||\u00a0\u00bb title_text_color=\u00a0\u00bbrgba(0,0,0,0.91)\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019occasion du Festival international du journalisme de P\u00e9rouse, Nicole Tung et Paul Conroy, tous deux photojournalistes de guerre, animaient une conf\u00e9rence sur les enjeux de leur profession. Dans un monde o\u00f9 les images circulent toujours plus vite via Facebook, Twitter ou Instagram, quel est l\u2019impact des r\u00e9seaux sociaux sur le photojournalisme de guerre ?<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_team_member _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb name=\u00a0\u00bbAnna KURTH\u00a0\u00bb twitter_url=\u00a0\u00bbhttps:\/\/twitter.com\/KrthAnna\u00a0\u00bb \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_image _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; show_in_lightbox=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_overlay=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb always_center_on_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb force_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb show_bottom_space=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb max_width=\u00a0\u00bb70%\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb16&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>\u00c0 la question : \u00ab Est-ce que le travail de photojournaliste de guerre est toujours utile avec les r\u00e9seaux sociaux ? \u00bb, Nicole Tung, photoreporter de guerre freelance, ne fl\u00e9chit pas : \u00ab<em> Il est essentiel que des photojournalistes se rendent dans des zones de conflits. Nous devons faire entendre la voix des gens qui vivent l\u00e0-bas, rendre compte de ce qu\u2019il s\u2019y passe<\/em> \u00bb, explique-t-elle. Depuis 2011, elle couvre aussi bien la Libye, la Syrie, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo qu\u2019Hong Kong ou la crise des r\u00e9fugi\u00e9s en Europe, pour des titres de presse divers.<\/p>\n<p>\u00ab<em> Avec Facebook, Twitter, Instagram, c\u2019est devenu tr\u00e8s simple de prendre des photos. La diffusion des images est instantan\u00e9e<\/em> \u00bb, admet Paul Conroy. Mais les r\u00e9seaux sociaux ne remplacent pas le travail des reporters sur le terrain, rassure le photojournaliste : \u00ab<em> En tant que journalistes, nous allons au-del\u00e0 de l\u2019image superficielle. Nous rencontrons des gens, nous allons au plus pr\u00e8s de situations dangereuses, nous relatons des histoires<\/em> \u00bb, insiste-t-il. Avec le travail du photoreporter, la r\u00e9alit\u00e9 du terrain prime sur l\u2019image en tant que telle : \u00ab<em> Nous allons toujours plus en profondeur dans nos sujets, nous ne restons pas \u00e0 la surface des choses. L\u00e0 est notre travail<\/em> \u00bb, pr\u00e9cise Paul Conroy. Cet ancien soldat indisciplin\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine a couvert la guerre des Balkans, le Moyen-Orient et la Libye. Il a re\u00e7u en 2011 la troisi\u00e8me place au prix Bayeux dans la cat\u00e9gorie t\u00e9l\u00e9vision, avec Marie Colvin, photojournaliste d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en Syrie lors d\u2019un reportage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Une prise de distance avec les r\u00e9seaux sociaux<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les r\u00e9seaux sociaux constituent des outils indispensables aux photojournalistes. Mais dans quelle mesure influencent-ils le travail des reporters ? Les professionnels sont-ils en qu\u00eate d\u2019une esth\u00e9tique sp\u00e9cifique, pr\u00eate \u00e0 plaire aux instagrammers et autres twittos ? Pour Nicole Tung, la r\u00e9ponse est toute trouv\u00e9e : \u00ab <em>J\u2019essaie le plus possible ne pas \u00eatre influenc\u00e9e par les r\u00e9seaux sociaux, car j\u2019ai besoin de transmettre la r\u00e9alit\u00e9 de ce qui se passe devant moi, et ce, le plus pr\u00e9cis\u00e9ment possible<\/em> \u00bb explique-t-elle. Les r\u00e9seaux sociaux ne permettent pas de r\u00e9ellement rendre compte de la r\u00e9alit\u00e9 du terrain. Au contraire, ils \u00ab<em> tendent \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser les choses ou simplifier des situations beaucoup plus complexes en r\u00e9alit\u00e9<\/em> \u00bb, selon la photojournaliste.<\/p>\n<p>Certes, le lectorat n\u2019est pas une \u00ab priorit\u00e9 \u00bb pour Nicole Tung : \u00ab <em>Je choisis ce sur quoi je vais me focaliser, sans forc\u00e9ment penser au public en premier. Je me concentre sur des histoires que je juge n\u00e9cessaire de mettre en lumi\u00e8re<\/em> \u00bb, r\u00e9sume-t-elle. \u00ab Quand vous \u00eates sur un terrain de guerre, vous pensez avant tout \u00e0 votre survie \u00bb et non \u00e0 la diffusion des images, avoue Paul Conroy. Pour autant, il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019\u00e9vacuer la notion de lectorat, lorsqu\u2019on se rend sur des terrains de guerre. \u00ab <em>Je pense n\u00e9anmoins \u00e0 mon audience, car certaines publications ciblent un public bien sp\u00e9cifique et non g\u00e9n\u00e9raliste<\/em> \u00bb, pr\u00e9cise Nicole Tung.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les r\u00e9seaux sociaux comme vitrine de conflits<\/strong><\/p>\n<p>Pourtant,<a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/reflextv\/?hl=fr&amp;fbclid=IwAR0A-tFs-A-wmZQxsBv9Ts2iEJiS1c58gN-tJ0cpC9XhO2-UO3UZtbst1kE\"> Paul Conroy<\/a> comme <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/nicoletung\/?hl=fr&amp;fbclid=IwAR0GsHCJyicPtuqo9znDuxvwam8K-yXkGbLR6t3g8BGamsPJXYA0wG8te2U\">Nicole Tung<\/a> sont pr\u00e9sents aussi bien sur Facebook que Twitter ou Instagram. L\u2019usage des r\u00e9seaux sociaux devient incontournable pour eux : \u00ab<em> Les r\u00e9seaux sociaux ont un impact \u00e9vident dans la diffusion de notre travail. Ils constituent un moyen de faire conna\u00eetre nos productions, reconna\u00eet la jeune femme. Nous esp\u00e9rons que les gens prendront du temps pour lire nos histoires et regarder nos images<\/em> \u00bb, avoue-t-elle.<\/p>\n<p>Ils ont \u00e9galement un impact sur la repr\u00e9sentation de la guerre que se fait le grand public. Parmi les publications de Nicole Tung sur Instagram, des images en noir et blanc de conflits, des clich\u00e9s d\u2019explosions, des visages d\u2019enfants et d\u2019adultes vivant en zones de guerre, des portraits, des polaroids\u2026 Comme un carnet de bord de voyages pas comme les autres. Celles de Paul Conroy n\u2019ont pas la m\u00eame tonalit\u00e9 : des clich\u00e9s un peu plus crus de blessures, de corps, de tranch\u00e9es, d\u2019explosions et \u00e9galement des photos de lui sur les plateaux de t\u00e9l\u00e9. Les repr\u00e9sentations de la guerre ne sont pas les m\u00eames, et donnent un autre \u00e9clairage \u00e0 ces terrains de conflits.<\/p>\n<p>\u00ab <i>Ce que je vois de fa\u00e7on assez large dans les m\u00e9dias dominants, ce sont des images assainies des conflits, se d\u00e9sole Nicole Tung. Ils font attention \u00e0 leur public et s\u2019int\u00e9ressent essentiellement au c\u00f4t\u00e9 graphique des images, pour satisfaire les spectateurs\u00bb<\/i>, regrette-t-elle, avant de conc\u00e9der:\u00ab <em>Il vaut mieux publier quelque chose, m\u00eame ainsi, plut\u00f4t que rien du tout<\/em> \u00bb. \u00ab <em>La guerre est un immense sujet \u00e0 traiter<\/em> \u00bb, clame Paul Conroy, r\u00e9sumant \u00e0 la fois la passion et les difficult\u00e9s propres \u00e0 ce terrain tr\u00e8s particulier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_title _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; title=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb meta=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb author=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb date=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb categories=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb comments=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb featured_image=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb featured_placement=\u00a0\u00bbbelow\u00a0\u00bb text_color=\u00a0\u00bbdark\u00a0\u00bb text_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb title_font=\u00a0\u00bb||||\u00a0\u00bb title_text_color=\u00a0\u00bbrgba(0,0,0,0.91)\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb] \u00c0 l\u2019occasion du Festival international du journalisme de P\u00e9rouse, Nicole Tung et Paul Conroy, tous deux photojournalistes de guerre, animaient une conf\u00e9rence sur les enjeux de leur profession. 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