{"id":3421,"date":"2019-04-04T22:00:59","date_gmt":"2019-04-04T20:00:59","guid":{"rendered":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/?p=3421"},"modified":"2019-04-05T09:14:00","modified_gmt":"2019-04-05T07:14:00","slug":"les-donnees-au-service-de-lempowerment-citoyen","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/2019\/04\/04\/les-donnees-au-service-de-lempowerment-citoyen\/","title":{"rendered":"Les donn\u00e9es au service de l&#8217;empowerment citoyen"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_title _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; title=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb meta=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb author=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb date=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb categories=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb comments=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb featured_image=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb featured_placement=\u00a0\u00bbbelow\u00a0\u00bb text_color=\u00a0\u00bbdark\u00a0\u00bb text_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb title_font=\u00a0\u00bb||||\u00a0\u00bb title_text_color=\u00a0\u00bbrgba(0,0,0,0.91)\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">L&rsquo;un est chercheur ind\u00e9pendant, l&rsquo;autre est sp\u00e9cialiste en data-journalisme. Abdulwahab Tahhan et Jacopo Ottaviani intervenaient tous les deux lors de la XIIIe \u00e9dition du Festival international de journalisme de P\u00e9rouse, en Italie, du 3 au 7 avril. \u00a0Leurs travaux questionnent le lien de plus en plus \u00e9troit entre num\u00e9rique et d\u00e9fense des droits de l&rsquo;homme.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_team_member _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb name=\u00a0\u00bbLouise SAUBADE\u00a0\u00bb twitter_url=\u00a0\u00bbhttps:\/\/twitter.com\/lousaubade?lang=fr\u00a0\u00bb \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_image _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; show_in_lightbox=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_overlay=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb always_center_on_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb force_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb show_bottom_space=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb max_width=\u00a0\u00bb70%\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb16&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 en France dans les ann\u00e9es 2000, le terme d&#8217;empowerment n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e9quivalent fran\u00e7ais. Il d\u00e9signe un processus par lequel une personne ou un groupe acquiert la capacit\u00e9 d&rsquo;user de la pl\u00e9nitude de ses droits et s&rsquo;affranchit d&rsquo;une d\u00e9pendance sociale, morale ou politique.<\/p>\n<p>Au nom de cet empowerment, des organisations, journalistes et chercheurs utilisent de plus en plus le num\u00e9rique pour sensibiliser aux droits fondamentaux et informer citoyens et politiques. Ces dispositifs num\u00e9riques destin\u00e9s \u00e0 renforcer la<br \/>\nd\u00e9mocratie sont parfois qualifi\u00e9s de \u00ab civic tech \u00bb (abr\u00e9viation de civic technology). Diff\u00e9rents proc\u00e9d\u00e9s, outils et technologies visent ainsi \u00e0 transformer les institutions politiques et sociales. C&rsquo;est dans dans cette lign\u00e9e que s&rsquo;inscrit l&rsquo;organisation Code for Africa.<\/p>\n<h3>Am\u00e9liorer la d\u00e9mocratie<\/h3>\n<p>Jacopo Ottaviani coordonne des programmes de data-journalisme chez <strong><a href=\"https:\/\/codeforafrica.org\/\">Code for Africa<\/a><\/strong>, une \u00ab organisation \u00e0 but non lucratif, qui travaille \u00e0 l&rsquo;intersection entre m\u00e9dias, technologie et donn\u00e9es \u00bb. Il d\u00e9veloppe ainsi des outils num\u00e9riques pour les m\u00e9dias et les citoyens.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;initiative du Centre international des journalistes (ICFJ), Code for Africa est la plus grande f\u00e9d\u00e9ration de laboratoires de journalisme de donn\u00e9es et de technologie civique du continent. Elle travaille principalement au Kenya, au Nigeria, en Tanzanie, en Ouganda et en Afrique du Sud.<\/p>\n<p>De l&rsquo;analyse des donn\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 num\u00e9rique, elle propose aux professionnels et aux \u00e9tudiants des formations pour utiliser et interpr\u00e9ter correctement les ressources du data-journalisme. Elle soutient \u00e9galement le d\u00e9veloppement de solutions ax\u00e9es sur les citoyens, avec notamment GoToVote, un outil num\u00e9rique pour faire savoir aux populations o\u00f9 et comment voter. \u00ab C&rsquo;est un outil pour am\u00e9liorer la d\u00e9mocratie \u00e0 travers la technologie \u00bb, r\u00e9sume Jacopo Ottaviani.<\/p>\n<h3>Faire la lumi\u00e8re sur les victimes civiles<\/h3>\n<p>Le travail de Abdulwahab Tahhan, chercheur ind\u00e9pendant r\u00e9fugi\u00e9 vivant au Royaume-Uni, se concentre sur les reportages dans les m\u00e9dias abordant la th\u00e9matique des victimes civiles et des probl\u00e8mes li\u00e9s aux r\u00e9fugi\u00e9s. Il \u00e9tait jusqu&rsquo;\u00e0 la semaine derni\u00e8re chercheur principal sur la Syrie pour l&rsquo;ONG <strong><a href=\"https:\/\/airwars.org\/\">Airwars<\/a>.<\/strong><\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Londres, elle comptabilise le nombre de victimes civiles caus\u00e9es par les frappes a\u00e9riennes men\u00e9es par la coalition internationale, la Russie et la Turquie, au cours de la guerre<br \/>\ncivile syrienne et de la seconde guerre confessionnelle irakienne. \u00ab Nous collectons des documents, des vid\u00e9os, des photos, des t\u00e9moignages, d\u00e9taille le chercheur. Quand la coalition internationale ou la Russie se d\u00e9fend d&rsquo;avoir tu\u00e9 quelqu&rsquo;un, nous pouvons prouver le contraire. \u00bb Ce travail de terrain est men\u00e9 conjointement par des journalistes et des chercheurs. Gr\u00e2ce \u00e0 des partenariats avec de grandes agences de presse, les enqu\u00eateurs publient des rapports d\u00e9taill\u00e9s sur les dommages caus\u00e9s aux civils.<\/p>\n<h3>Mieux comprendre les migrations<\/h3>\n<p>En 2014, Jacopo Ottaviani remporte le Data Journalism Award avec <strong><a href=\"http:\/\/www.themigrantsfiles.com\/\">The Migrants\u2019s Files<\/a><\/strong>, un projet transfrontalier mettant en lumi\u00e8re de nouvelles donn\u00e9es sur les migrants qui tentent de rejoindre l&rsquo;Europe. Selon son fondateur, l&rsquo;objectif est \u00ab de collecter et combiner de multiples donn\u00e9es au sujet des migrations, \u00e0 la fois pour comptabiliser les morts dans la M\u00e9diterran\u00e9e, mais aussi pour conna\u00eetre comment et o\u00f9 l&rsquo;Union europ\u00e9enne d\u00e9pense de l&rsquo;argent pour contrer l&rsquo;immigration \u00bb. Et les r\u00e9sultats sont \u00e9difiants.<\/p>\n<p>Selon cette enqu\u00eate, les r\u00e9fugi\u00e9s et les migrants consacrent pr\u00e9s d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros par an pour rejoindre l&rsquo;Europe. Un montant similaire \u00e0 celui que d\u00e9pense l&rsquo;UE pour les emp\u00eacher d&rsquo;entrer. Le d\u00e9compte des victimes \u2013 qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, selon The Migrant&rsquo;s Files, \u00e0 pr\u00e9s de 30 000 morts depuis l&rsquo;an 2000 \u2013 permet d&rsquo;\u00e9valuer les effets des politiques europ\u00e9ennes.<\/p>\n<h3>Raconter des histoires humaines<\/h3>\n<p>Mais Jacopo Ottaviani ne se limite pas seulement \u00e0 rapporter des donn\u00e9es brutes. Il s&rsquo;attache \u00e0 construire<br \/>\ndes r\u00e9cits autour des chiffres et \u00e0 retranscrire des \u00e9motions autour des faits. \u00ab Quand on se lance dans un<br \/>\nprojet journalistique de la sorte, il est tr\u00e8s important de garder en t\u00eate que l&rsquo;on parle d&rsquo;histoires humaines,<br \/>\nsouligne-t-il. Pour cr\u00e9er de l&#8217;empathie chez les lecteurs, il faut combiner ces donn\u00e9es avec des vid\u00e9os, des<br \/>\nr\u00e9cits, des portraits, qui laissent entendre aux gens que derri\u00e8re les statistiques, il y a des histoires<br \/>\nd&rsquo;hommes et de femmes. \u00bb<\/p>\n<p>Le risque, assure-t-il, c&rsquo;est de cr\u00e9er chez le lecteur un effet de refoulement.<br \/>\nSoit tout le contraire de l&rsquo;objectif de The Migrants&rsquo; Files, qui vise en premier lieu \u00e0 une meilleure<br \/>\ncompr\u00e9hension du sujet, tant civile que politique.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_title _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; title=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb meta=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb author=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb date=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb categories=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb comments=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb featured_image=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb featured_placement=\u00a0\u00bbbelow\u00a0\u00bb text_color=\u00a0\u00bbdark\u00a0\u00bb text_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb title_font=\u00a0\u00bb||||\u00a0\u00bb title_text_color=\u00a0\u00bbrgba(0,0,0,0.91)\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb] L&rsquo;un est chercheur ind\u00e9pendant, l&rsquo;autre est sp\u00e9cialiste en data-journalisme. Abdulwahab Tahhan et Jacopo Ottaviani intervenaient tous les deux lors de la XIIIe \u00e9dition du Festival international de journalisme de P\u00e9rouse, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":88,"featured_media":3422,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3,20,552],"tags":[553,27,560,322],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3421"}],"collection":[{"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/88"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3421"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3421\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3425,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3421\/revisions\/3425"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3422"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}