{"id":1759,"date":"2018-04-11T18:56:10","date_gmt":"2018-04-11T16:56:10","guid":{"rendered":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/?p=1759"},"modified":"2018-04-11T18:56:10","modified_gmt":"2018-04-11T16:56:10","slug":"wanted-tv-parler-autrement-des-banlieues","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/2018\/04\/11\/wanted-tv-parler-autrement-des-banlieues\/","title":{"rendered":"Wanted TV : parler autrement des banlieues"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_title _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; title=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb meta=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb author=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb date=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb categories=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb comments=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb featured_image=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb featured_placement=\u00a0\u00bbbelow\u00a0\u00bb text_color=\u00a0\u00bbdark\u00a0\u00bb text_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb title_font=\u00a0\u00bb||||\u00a0\u00bb title_text_color=\u00a0\u00bbrgba(0,0,0,0.91)\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><em>Les quartiers populaires sont souvent trait\u00e9s comme un terrain \u00e0 part enti\u00e8re sur lequel il est dangereux de s\u2019aventurer par les m\u00e9dias dominants. C\u2019est aux 11<sup>emes<\/sup> Assises du Journalisme de Tours, lors d\u2019un atelier sur la \u00ab\u00a0maltraitance m\u00e9diatique\u00a0\u00bb des banlieues, que le projet Wanted TV a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 par Elodie Herv\u00e9. Leur fil rouge\u00a0: faire des quartiers un terrain journalistique comme les autres.<\/em><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_team_member _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb name=\u00a0\u00bbCharlotte Machado\u00a0\u00bb twitter_url=\u00a0\u00bb@ChatMachado\u00a0\u00bb \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_image _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; show_in_lightbox=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_overlay=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb always_center_on_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb force_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb show_bottom_space=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb max_width=\u00a0\u00bb70%\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb16&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tout le monde essaie de plaquer des fantasmes sur la banlieue\u00a0\u00bb, souligne Ariane Chemin, grande reporter au <em>Monde<\/em> et co-auteure de <em>La Communaut\u00e9<\/em>. Les quartiers populaires subissent une maltraitance m\u00e9diatique depuis des ann\u00e9es et le constat fait lors des \u00e9meutes en 2005 n\u2019a rien chang\u00e9 \u00e0 la situation. Entre clich\u00e9s et r\u00e9alit\u00e9, la banlieue est trait\u00e9e comme un terrain \u00e0 part enti\u00e8re dans lequel le temps est rarement pris d\u2019installer une relation de confiance.<\/p>\n<p>Elodie Herv\u00e9 dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019ESJ Lille, est journaliste r\u00e9sidente \u00e0 l\u2019Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT). Elle met \u00e0 profit ses \u00a0comp\u00e9tences en t\u00e9l\u00e9vision pour \u00ab\u00a0aider des jeunes \u00e0 sortir de leur quartier\u00bb. Originaire de Marseille, elle a souvent parl\u00e9 des banlieues, et aujourd\u2019hui elle a envie de mettre en valeur ce territoire. \u00ab\u00a0La plupart du temps on leur dit (aux jeunes) \u2018vous servez \u00e0 rien, vous \u00eates nuls\u2019 et nous leur prouvons que c\u2019est faux\u00a0\u00bb, explique Elodie.<\/p>\n<p>Le web est une \u00e9vidence pour la jeune femme\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e7a va apporter beaucoup de choses aux banlieues. La libert\u00e9 sur ce support c\u2019est le temps. Les reportages d\u2019 1 minute15 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus mauvais pour les quartiers\u00a0\u00bb. En effet le web permet de s\u2019exprimer sur tous les supports\u00a0: audio, vid\u00e9o, \u00e9crit, et il offre aussi un espace infini ce qui permet de rendre compte de la complexit\u00e9 des choses.\u00a0 \u00ab\u00a0On peut prendre le temps d\u2019aller rencontrer des gens et c\u2019est ce qui fait du bien aux personnes discrimin\u00e9es dans les m\u00e9dias\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Elodie.<\/p>\n<p><strong>Une aventure humaine avant tout<\/strong><\/p>\n<p><em>Wanted TV<\/em> est compos\u00e9 de 15 jeunes gens, tous issus des quartiers populaires de Tours, principalement du Sanitas des barres HLM qui se situent juste derri\u00e8re la gare de la ville. En collaboration avec l\u2019EPJT et Pepiang Toufdy, directeur artistique de la maison de production Prod\u2019Cit\u00e9, Elodie Herv\u00e9 a laiss\u00e9 des cam\u00e9ras \u00e0 ces jeunes pour qu\u2019ils \u00ab\u00a0racontent avec leurs yeux le lieu dans lequel ils habitent\u00a0\u00bb, et pour cela on leur donne 52 minutes.<\/p>\n<p>Pour ce faire, une relation de confiance a d\u00fb \u00eatre \u00e9tablie pour ne pas reproduire les erreurs reproch\u00e9es aux m\u00e9dias dominants. C\u2019est en passant par les associations du quartier et les missions locales qu\u2019elle s\u2019est construite. \u00ab\u00a0Au d\u00e9but on avait 23 participants qui avaient entre 14 et 37 ans,\u00a0puis certains se sont d\u00e9tach\u00e9s du projet\u00bb, explique Elodie.<\/p>\n<p>Parmi ceux qui prennent par au projet, Emiliano, \u00e2g\u00e9 de 21 ans. Il r\u00eave de travailler dans l\u2019aide \u00e0 la personne. \u00ab\u00a0Je suis au ch\u00f4mage et si je n\u2019avais pas particip\u00e9 \u00e0 ce projet et bien je serais rest\u00e9 chez moi \u00e0 rien faire\u00a0\u00bb dit-il timidement. Ce jeune homme brun au sourire communicatif explique qu\u2019il n\u2019a jamais voulu \u00eatre journaliste, mais que cette aventure lui a beaucoup apport\u00e9. \u00ab Avant je croyais que les journalistes n\u2019allaient plus sur le terrain et qu\u2019ils faisaient ce m\u00e9tier pour \u00eatre connus. Grace \u00e0 cette exp\u00e9rience je sais comment \u00e7a fonctionne et j\u2019ai une autre vision du journalisme\u00bb, raconte Emiliano un peu g\u00ean\u00e9. Son sujet\u00a0: comment faire du sport dans son quartier quand on est en fauteuil roulant. \u00ab\u00a0Je trouve qu\u2019il y a beaucoup d\u2019in\u00e9galit\u00e9s envers les handicap\u00e9s et c\u2019est pour cela que j\u2019ai voulu travailler l\u00e0-dessus\u00a0\u00bb, raconte-t-il.<\/p>\n<p>Au contraire d\u2019Emiliano, Radwan la vingtaine, r\u00eave d\u2019\u00eatre journaliste. Originaire du Soudan, il est arriv\u00e9 en France il y a un an et demi. A Tours, il suit une formation linguistique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 et souhaite int\u00e9grer une \u00e9cole de journalisme\u00a0: \u00ab\u00a0l\u2019EPJT j\u2019esp\u00e8re\u00a0\u00bb, dit-il avec des \u00e9toiles dans les yeux. Pour son reportage, il a d\u00e9cid\u00e9 \u00a0\u00ab\u00a0de travailler sur la langue parce que comme on peut l\u2019entendre, je ne parle pas tr\u00e8s bien le fran\u00e7ais et je sais que je ne suis pas le seul, alors j\u2019ai voulu comprendre comment les \u00e9trangers communiquent lorsqu\u2019ils arrivent ici\u00a0\u00bb explique-t-il.<\/p>\n<p>En tr\u00e8s peu de temps, les 15 participants ont appris \u00e0 tourner, monter et r\u00e9aliser des interviews, et ce sans aucune formation autre que le terrain. \u00abLe plus dur moi c\u2019est le montage, comme on apprend tout sur le moment, on prend beaucoup de temps, parfois on met trois heures pour monter une s\u00e9quence de 40 secondes\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Emiliano. \u00a0La cons\u00e9cration pour eux\u00a0: la diffusion de leur documentaire sur <em>T\u00e9l\u00e9Tours<\/em> et surtout de poursuivre ce projet l\u2019ann\u00e9e prochaine.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_video _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; src=\u00a0\u00bbhttp:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/tours-et-si-on-parlait-differemment-des-banlieues-1.mp4&Prime; \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_title _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; title=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb meta=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb author=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb date=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb categories=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb comments=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb featured_image=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb featured_placement=\u00a0\u00bbbelow\u00a0\u00bb text_color=\u00a0\u00bbdark\u00a0\u00bb text_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb title_font=\u00a0\u00bb||||\u00a0\u00bb title_text_color=\u00a0\u00bbrgba(0,0,0,0.91)\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.75&Prime; background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb18&Prime; custom_margin=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb|10px||50px\u00a0\u00bb] Les quartiers populaires sont souvent trait\u00e9s comme un terrain \u00e0 part enti\u00e8re sur lequel il est dangereux de s\u2019aventurer par les m\u00e9dias dominants. 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