{"id":12033,"date":"2025-04-17T07:21:30","date_gmt":"2025-04-17T05:21:30","guid":{"rendered":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/?p=12033"},"modified":"2025-04-17T07:21:32","modified_gmt":"2025-04-17T05:21:32","slug":"quand-la-jeunesse-prend-son-envol-en-peripherie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/journalismes-info.ejdg.fr\/index.php\/2025\/04\/17\/quand-la-jeunesse-prend-son-envol-en-peripherie\/","title":{"rendered":"Quand la jeunesse prend son envol en p\u00e9riph\u00e9rie"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-container-1 wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\"><\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Alors que la m\u00e9tropole grenobloise\u00a0 semble pouvoir offrir toutes les cl\u00e9s de la r\u00e9ussite, de jeunes acteurs des territoires p\u00e9riph\u00e9riques choisissent r\u00e9solument de rester pour y insuffler dynamisme et innovation sociale. Loin de subir leur \u00e9loignement de la ville, ils transforment leur ancrage local en levier de cr\u00e9ation, d\u2019engagement et de rayonnement. Une tendance qui, \u00e0 l\u2019image du Plateau-des-Petites-Roches, illustre le renouveau de ces zones rurales et montagnardes, attirant de plus en plus la jeunesse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur le Plateau-des-Petites-Roches, entre falaises et for\u00eats, Valentin Serrano plane chaque semaine au-dessus de<strong><em> <\/em><\/strong>Saint-Hilaire-du-Touvet. \u00c0 17 ans, il est un jeune ambassadeur de ce coin de nature qu\u2019il fait rayonner sur les r\u00e9seaux sociaux \u00e0 travers sa passion pour le parapente. Avec 35 vols hebdomadaires et 26 000 abonn\u00e9s sur<strong> <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/valentinparapente?igsh=MWR6enNpdW1hdDNkdg==\">Instagram<\/a><\/strong>, il compte des milliers de vues sur ses vid\u00e9os qui sont appr\u00e9ci\u00e9es en France mais aussi \u00e0 l\u2019international. Pour Valentin, rester vivre ici n\u2019est pas un repli, mais un choix. \u201c<em>Partager ma passion sur les r\u00e9seaux, c\u2019est un moyen de promouvoir mon territoire<\/em>\u201d, affirme Valentin. <em>\u201cLe d\u00e9veloppement du parapente valorise notre environnement, \u00e7a donne envie aux gens de venir voir<\/em>\u201d, souligne-t-il avant de s\u2019envoler.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Cette envie de valoriser son coin de montagne, K\u00e9vin Martin la partage. Natif de Crolles, en contrebas du plateau, il a choisi de revenir apr\u00e8s sept ans pass\u00e9s \u00e0 Marseille. \u201c<em>Je suis revenu pour retrouver un cadre de vie agr\u00e9able et dynamiser la vall\u00e9e dans laquelle j\u2019ai grandi<\/em>\u201d, confie-t-il. Engag\u00e9 dans l\u2019insertion sociale et professionnelle des jeunes via le r\u00e9seau Mission Locale du Gr\u00e9sivaudan, il parcourt le territoire en camionnette avec deux coll\u00e8gues pour proposer des services d\u2019\u00e9coute (logement, sant\u00e9, administratif, acc\u00e8s \u00e0 la culture, au sport et aux loisirs). \u201c<em>\u00c0 Marseille, deuxi\u00e8me ville de France, tout \u00e9tait fait. Dans mon territoire, il y avait des choses \u00e0 d\u00e9velopper. Cela m\u2019a servi de faire 7 ans \u00e0 Marseille et de revenir dans ma campagne. J\u2019aime le cadre de vie, le rapport \u00e0 l\u2019humain et la simplicit\u00e9 de la vie<\/em>.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u201cJ\u2019ai le sentiment qu\u2019il y a encore le go\u00fbt de la jeunesse \u00e0 faire rayonner sa commune\u201d<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le jeune adulte explique \u00e9galement l\u2019importance de s\u2019inspirer des grandes villes : \u201c<em>On prend toujours exemple sur ce qui est fait en ville car il y a d\u2019autres moyens, d\u2019autres acteurs. M\u00eame si c\u2019est difficile de reproduire \u00e7a dans les territoires ruraux, des choses sont quand m\u00eame faisables.<\/em>\u201d Selon lui, \u201c<em>il y a le go\u00fbt de la jeunesse \u00e0 faire rayonner sa commune, que ce soit en cr\u00e9ant des associations ou en s\u2019impliquant dans les petits jobs jeunes au sein des villages.<\/em>\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Cet engagement local r\u00e9sonne avec les aspirations d\u2019une jeunesse plus large. <a href=\"https:\/\/www.mon-sejour-en-montagne.com\/actualites\/en-2024-49-des-jeunes-souhaiteraient-venir-habiter-en-montagne\/#:~:text=En%202024,%20pr%C3%A8s%20de%2038,pour%20les%2018-35%20ans\"><strong>Selon un sondage IFOP <\/strong><\/a>(Institut fran\u00e7ais d\u2019opinion publique), command\u00e9 par l\u2019ANEM (Agence nationale de l\u2019emploi) et la Banque des Territoires en avril 2024, 38 % des Fran\u00e7ais envisageraient de s\u2019installer en montagne \u2013 ce chiffre grimpe \u00e0 49 % chez les 18-35 ans, s\u00e9duits par la qualit\u00e9 de vie et les espaces naturels. Cependant, seuls 7 % associent ce milieu \u00e0 des opportunit\u00e9s professionnelles. Il s\u2019agit d\u2019une m\u00e9connaissance que des figures comme Kevin et Valentin cherchent \u00e0 combattre, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re. \u201c<em>C\u2019est \u00e0 nous de faire des efforts pour promouvoir nos territoires<\/em>\u201d, partage le jeune parapentiste. De l\u2019air libre au lien social, leur message est clair : les p\u00e9riph\u00e9ries sont des espaces d\u2019avenir \u2013 \u00e0 condition de les investir avec passion et pers\u00e9v\u00e9rance.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par Lucas Barrietis, Alex Berraud et Morgane Benkaab <\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9gende et cr\u00e9dits photo: Valentin Serrano, 17 ans, en plein envol depuis le Plateau-des-Petites-Roches. Lyc\u00e9en en premi\u00e8re, il pratique le parapente acrobatique \u00e0 haut niveau. \u00a9 Paul Serrano.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que la m\u00e9tropole grenobloise\u00a0 semble pouvoir offrir toutes les cl\u00e9s de la r\u00e9ussite, de jeunes acteurs des territoires p\u00e9riph\u00e9riques choisissent r\u00e9solument de rester pour y insuffler dynamisme et innovation sociale. Loin de subir leur \u00e9loignement de la ville, ils transforment leur ancrage local en levier de cr\u00e9ation, d\u2019engagement et de rayonnement. 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